Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 22:25

feria.jpg

 

 

La féria de Séville commence officiellement le lundi soir à minuit avec l'Alumbrado, c'est à dire l'illumination de la porte d'entrée différente tous les ans et dont la construction commence en janvier. Mais dans les casetas, ces petites maisons en toile cirée rayée rouge et de blanc ou de vert et de blanc, la fête commence le lundi soir avec le repas "pescadito frito" qui réunie dans chaque caseta ses associés, c'est à dire une quarantaine de personnes. Ce soir-là, pas la moindre robe de flamenco ne fait son apparition mais dès le lendemain, elles sont partout, absolument partout !
La féria, cette année, dure du mardi 24 au dimanche 29 . Les casetas sont malheureusement privées et un garde à l'entrée surveille le mouvement. Mais il y a aussi de grandes casetas de quartier, de partis politiques ouvertes à tous où l'ambiance bat son plein.

Quoiqu'il en soit, le spectacle est partout : dans les rues de la féria où passent les calèches chargées de robes et de fleurs de toutes les couleurs, les chevaux avec leur cavalier si élégants et les sévillanes en robe de gitane négligemment assises en amazone sur la croupe du cheval, où les jeunes filles dansent la sevillana sur les trottoirs, devant les casetas bondées... Spectacle incroyable assuré, c'est juste un peu dommage de ne pas pouvoir participer comme le font les sévillans eux-mêmes, mais n'oubliez pas que sous ses allures de grandes fête, la féria est une sorte de networking immense plein d'obligations aussi bien familiales que de travail, et que ceux que s'amusent vraiment ce sont les jeunes.
A côté de la féria, il y a une gigantesque fête foraine. On l'appelle la rue de l'Enfer, calle del infierno, à vous de découvrir pourquoi... Intéressante à voir aussi car si les manèges ou les attractions sont partout les mêmes, ici les balançoires sont remplies de jeunes filles dont les robes de gitane se soulèvent quand monte leur balancelle, dévoilant une rangée de petits pieds chaussés de valenciennes, elles aussi de toutes les couleurs.

Le vêtement de gitane, pour être traditionnel, n'en est pas moins super gratifiant pour tous les types de femmes. Il sublime le corps en soulignant les courbes esthétiques et en dissimulant le ventre... Les couleurs les plus vives ne jurent plus entre elles lorsqu'elles sont réunies. Une robe coute entre 150€ et 300€  (ou beaucoup plus...). Les familles font les leur elles-mêmes, laissant du tissus dans les coutures pour pouvoir agrandir selon le besoin, car chaque année c'est la surprise et l'angoisse de savoir si l'on va rentrer dans sa robe !
Difficile à concevoir, mais l'on passe beaucoup plus inaperçue en robe de flamenco qu'en civil.

Quoiqu'il en soit, c'est l'occasion de se mettre une fleur dans les cheveux...

Attention, la Manzanilla, un vin blanc local saoule très vite et très mal, préférez-le mélagné avec du 7up, le rebujito, mais attention au lendemain pateux...

Par Séville, voyage et littérature. - Publié dans : Séville avril
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 21:57

semaine sainte pluie

 

Une semaine sainte atypique. 

 

L'alternance soleil-pluie a donné à la semaine sainte un visage différent.
On a vu beaucoup de monde dans les rues, cette année, rassemblé devant les portes des églises,attendre,
le parapluie à la main, la sortie de la procession qu'il était venu voir.
La sortie des processions, cette année, a été généralement retardée, suspendue, ou tentée tout de même pour être, finalement obligée - 20 minutes plus tard - de se réfugier dans une autre église. Les temples (les grandes églises) se sont transformés au fil de la semaine en parking improvisé pour cause de pasos bloqués en cours de route par les caprices du printemps.
Une semaine sainte pour une fois, un brin différente, atypique donc : les « nazarenos », les visiteurs, les restaurateurs, tous étaient connectés via le téléphone aux services de météo, les informations contradictoires circulaient... Ce fut un peu le chaos mais les bars voyaient d'un bon œil ces brutales averses imprévues qui obligeaient tout ce petit monde à se réfugier dans leur antre et à boire ou à manger pour compenser la déception du paso dont on attend la sortie pendant un an et dont on apprend à la dernière minute qu'il ne sortira pas. Enfin, il faut reconnaître que les courageux qui affrontèrent les giboulées, le froid et les attentes déçues, furent les Sévillans. Les plus motivés, c'est certain, animés par la "emocion" et aussi parce qu'ils sont sur place. La perte économique est estimée entre 70 et 80 millions d'euros, elle est le fait de ceux qui ont préféré annuler tout simplement leur voyage jusqu'à la capitale espagnole de la semaine sainte pour ne pas prendre le risque de se retrouver, coincés à l'hôtel, comme l'année dernière à regarder la pluie tomber et tomber... oubliant de se réjouir qu'elle est toujours la bienvenue dans cette Andalousie où l'été dure à peu près 6 mois et où depuis près de 8 mois on n'avait pas vu une seule goutte d'eau tomber du ciel.

Ce sont donc les hôtels qui ont été le plus touchés économiquement durant la semaine sainte, il leur reste la féria pour se rattraper.

La semaine sainte 2012, plus d'info

 

Par Séville, voyage et littérature. - Publié dans : Séville avril
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 13:00

La page facebook à consulter lors de votre séjour à Séville, vous y trouverez les actualités du mois : c'est à dire le calendrier des fêtes et des info sur ce que vous pouvez voir ou faire, où aller manger, où sortir le soir...

Facebook Séville.

Par Séville, voyage et littérature.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 12:42

09012011149.jpg 

Qui a dit que dans le Sud on ne travaille pas? qu'on passe son temps à faire la sieste et la fête... à bavarder et à raconter des blagues tout en buvant des boissons agréablement anisées... ? Celui qui a dit cela n'a rien compris... dans le Sud, on travaille le double que dans le Nord, voir même le triple. Si, si. Pourquoi? Premièrement: parce qu'on est mal organisé... Deuxièmement: parce que le temps de loisir et le temps de travail n'est pas séparé. Troisièmement: parce qu'économiquement, la vie est dure et que pour faire la fête et bien il faut de l'argent... Le travail, il n'y en a pas alors il faut l'inventer...

Tout cela pour vous dire que je travaille d'arrache-pied pour vivre et pour écrire, les deux ensemble.

Se lever tous les jours à six heures du matin pour avoir le temps d'écrire est une possibilité. Le quartier est calme à cette heure-là et les oiseaux se mettent à chanter vers 6h30, c'est un enchantement. Avez-vous remarqué, cette semaine, que le printemps pointe son nez? J'ai vu des touches de « vert nouveau » et les merles cachés au pied des haies farfouiller dans les feuilles mortes... Premiers frémissements du printemps... Pour en revenir au sujet, j'écris. Oui, je trouve le temps d'écrire parce que si je n'écris pas, ma vie n'a plus vraiment de sens.

Je suis en train de développer en un petit roman un récit court sur le village du Rocio, à côté de Séville où l'on organise plusieurs fois par an des pèlerinages à la Vierge incroyables. Situé à l'entrée du parc naturel de Doñana, ce sanctuaire aux rues de sable, ne doit son existence qu'aux fervents, les purs et durs, qui maintiennent la tradition, tout en la laissant glisser vers un mélange de fête populaire et de fête religieuse... un mélange surprenant... Mais enfin, ce n'est pas une française, laïque par définition, qui jugera de la valeur sacrée de ces fêtes! Que chacun s'y retrouve, c'est l'essentiel et que ne meurt pas ce village où chaque dimanche des familles entières peuplent la campagne de roulottes, calèches et cavaliers à la belle allure. Il me reste du travail avant d'achever la narration. Mais quel bonheur de partager par l'écriture les instants de vie de ce village auquel il est si difficile d'avoir accès tant les habitants en défendent la culture de façon... bourrue...

Je m'appelle Rocio. À paraître bientôt.

 

Par Laurence Olsson Moinot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus